La Science manifeste et Cachée
La Science manifeste et Cachée
Voilà trois principes fondamentaux du Soufisme, qui sont des innovations non justifiées par le Coran ou la Sounna :
• La division de la science entre exotérique ou manifeste et ésotérique ou cachée.
• La division de l’Islam entre la Chari’a (les sciences religieuses ) et les sciences de la vérité.
• L'ajout à l’Islam de l’ordre Soufie comme moyen pour atteindre la vérité.
La science manifeste et les sciences de la jurisprudence, selon eux, appartiennent aux théologiens et savants du monde des musulmans ordinaires, tandis que la science cachée et la science de la vérité sont réservées aux prêtres soufis, qui préfèrent s’appeler l’élite. Ceux qui revendiquent le droit d'interpréter les versets Coraniques et les traditions Prophétiques selon des façons non seulement différentes du sens apparent, mais le contredisant. (Al-Djazaïri)
Toutes ces dichotomies de la science sont des innovations blâmables, sur lesquelles le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit :
« La pratique ou l’établissement d’innovations dans la religion conduit au feu de l’enfer. »
Il a aussi dit :
« Celui qui introduit dans notre religion des choses n’y étant pas, verra son action rejetée. »
(Mouslim)
Pour justifier leurs dichotomies innovatrices, les soufis citent les choses anormales faites par Al-Khidhr quand Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- était en sa compagnie, telle faire un trou dans un bateau, tuer un garçon et restaurer un mur en ruine, comme cité dans la Sourate Al-Kahf (Sourate 18 verset 60 à 82). Ils justifient les objections de Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- à la promesse faite à Al-Khidhr par le fait que Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- avait reçu la science exotérique ou manifeste seulement, alors qu’Al-Khidhr faisait partie de l’élite dotée de la science ésotérique ou cachée. Les Soufis ne se rendent pas compte que tout ce que Al-Khidhr a fait était conforme à la révélation divine. Ils ne savent pas que les objections de Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- étaient dues au fait que ses lois divines étaient différentes de celles d’Al-Khidhr. C’est pourquoi Al-Khidhr a répondu à Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- en disant :
« J’ai reçu une science d’Allah que tu ne connais pas, et tu as reçu une autre science que je ne connais pas » et Moussa -Bénédiction d'Allah sur lui- acquiesça. »
(Al-Boukhari)
Le message de l'Islam ne fait aucune distinction entre science exotérique et ésotérique, parce qu’elles sont identiques. Il a abrogé tous les messages et religions précédentes. Ceux qui ont fondé le Soufisme et l’ont présenté aux musulmans en tant qu’Islam pur, voulaient transformer la nation musulmane en nation statique, dépendante, indifférente et ascétique, vivant dans la pauvreté et la dégradation. Ils ont ouverts la porte à une foule de sectes clandestines et secrètes pour favoriser leurs dogmes pervers. Ils utilisent l’ésotérisme comme prétexte à une mauvaise interprétation du Coran et de la Sounna, afin d’éloigner les musulmans de la science religieuse saine, comme indiqué par un certain fanatique du Soufisme, qui considère la science comme obstacle au cheminement du mourid et comme un rideau qui bloque sa vision :
« Je préfère que le débutant (mourid) n'occupe pas son esprit avec ces trois choses :
• Gagner sa vie
• Rechercher les Hadiths Prophétiques
• Apprendre à lire et écrire.
De cette façon, ses soucis diminueront. »
(Al-Djazaïri)
Que signifie le fait qu’un musulman ne sache ni lire ni écrire ? Cela signifie qu’il n’apprend pas, et s’il n’apprend pas comment pourra-t-il adorer Allah de la façon qui pourra lui faire atteindre la servitude constante et la faveur d’Allah ? Les dires d’Al-Junayd signifient que le mourid doit rester suffisamment ignorant et « pur » pour s’occuper avec le Dhikr et le Wird, pour pouvoir atteindre le niveau de ceux qui reçoivent la révélation directement d’Allah, c’est à dire la science ésotérique.
Ainsi le mourid se contente de la science ésotérique au lieu de la science exotérique, et de la science de la « vérité » cachée au lieu de la Chari’a, et vit donc dans l'ignorance et l’apostasie, sans piété ni foi.